Les jurys ont choisi de récompenser les films suivants :
Remporte le Grand prix
Catégorie long-métrage : • Grand Prix de la Ville de Tétouan : le film “La mosquée,” du réalisateur Daoud Aoula Seyyad, Maroc; • Le Prix spécial du Jury: le film “la mosquitera,” de réalisateur Agustí Vila, espagne • Le Prix pour la première oeuvre: le film “Le Quattro Volte,” du réalisateur Michelangelo Frammartino, Italie; • Le Prix d’interprétation masculine: l’acteur Abdelahadi Touhrache pour son rôle dans le film “La mosquée” du réalisateur Daoud Aoula Seyyad, Maroc; • Le Prix d’interprétation féminine: l’actrice Emma Suarez, pour son rôle dans le film “la mosquitera,” de réalisateur Agustí Vila, espagne • Le Prix du Mention Spéciale: le film “La Place,” du Ouzide Dahmane; Algérie
Catégorie court-métrage : • Le Grand Prix de la Ville de Tétouan: le film “ Mokhtar”, de Halima Ouardiri, Canada-Maroc • Le Prix Spécial du Jury: le film “ Garagouz, ” d’Abdenour Zahzah, Algerie • Le Prix Innovation: le film “ El orden de las cosas, ” de César y José Estéban, Espagne Catégorie documentaire : • Le Grand Prix de la ville de Tétouan: le film “Les tortues ne meurent pas de vieillesse ”de Hin Benchakroun et Sami Mermer, Maroc • Le Prix spécial du jury: le film “ ZAHRA ”, de Mohamed BAKRI, Palestine • Le Prix première oeuvre: le film “ Living Skin ”, de Fawzi Saleh, Egypte
Réalisateur: Daoud Oulad Sayed Scenario: Hassan Fouta, Interpètes: Abdelhadi Touhrache, Bouchra Hraich, Mustapha Tahtah, Salem Dabella Synopsis: Pour le tournage de mon dernier film «En attendant Pasolini», des décors ont été construits sur des terrains loués à des villageois. Parmi les décors, une mosquée a été construite sur le terrain de Moha, un villageois qui était aussi figurant dans le film. À la fin du tournage, l’équipe quitte le village. Les villageois démolissent tous les décors, à l’exception de la mosquée. Cette mosquée devient alors le lieu de prière de tout le village. Pour Moha, c’est une vraie catastrophe.
Lorsq nous avions organisé pour la première fois ce Festival méditerranéen, forts de notre capacité à rêver et de notre amour pour le cinéma, nous cherchions à tendre la main vers les cinéastes des deux rives, pour ne pas sombrer dans de cette étendue aquatique bleuâtre, la Mare nostrum. Quatre ans auparavant, quand M. Nabil ben Abdellah, devenu président de la Fondation du Festival, nous a tendu sa main, nous étions sûrs de prendre la main d’un véritable militant et d’un grand responsable digne de présider cette Fondation et de défendre le rêve qu’il a su muer en réalité, ainsi que le droit de Tétouan à préserver ce rêve. De par ses mérites et sa présence notoire dans ce beau pays qui est le nôtre, M. Nabil ben Abdellah s’est dépensé sans compter pour que le Festival soit aussi rayonnant et professionnel.
-La 17ème édition du Festival a enfin pris fin. Qui féliciter ? -Félicitations au public de Tétouan qui a regardé les films…Félicitations à la Méditerranée…Félicitations au Maroc…Félicitations à Tétouan. -Comment l’idée d’organiser le Festival a-t-elle vu le jour ? -L’organisation du Festival a été depuis le début une aventure. Elle l’est encore. Chaque année à son lot de surprises, de contextes nouveaux et de faits inattendus. Nous avons toujours été prêts à faire face aux nouveaux défis, aux attentes qu’elles soient positives ou non. C’est notre attachement au cinéma, comme art et espace où l’on peut réaliser ce rêve qui est derrière l’idée de mettre en place ce Festival. D’autant que Tétouan mérite un festival de cinéma qui porte son nom, tout comme elle mérite des festivals de musique et de théâtre. C’est donc un festival de Tétouan. On ne saurait prononcer son arrêt de mort, privant Tétouan de son droit au cinéma. Il s’agit d’un rêve qui remonte à 27 ans, auquel on ne pourrait jamais tourner le dos. C’est donc un festival jeune, ne dépassant guère 27 ans. Il a vécu une vie normale, empruntant un chemin normal. Il trouve son origine dans l’action associative. Il a réussi en un laps de temps relativement court en se muer en un festival professionnel. Il est aujourd’hui devenue une véritable fondation. -Vous avez évoqué son histoire, son parcours, qu’en est-il des garanties de sa continuité ?.......