Les jurys ont choisi de récompenser les films suivants :
Remporte le Grand prix
Catégorie long-métrage : • Grand Prix de la Ville de Tétouan : le film “Alza la testa,” du réalisateur Alessandro Angelini,Italie; • Le Prix spécial du Jury: le film “10 to 11,” de la réalisatrice Pelin Esmer, Turquie; • Le Prix pour la première oeuvre: le film “Ori,” du réalisateur Miguel angel Jimenez, Espagne-Géorgie; • Le Prix d’interprétation masculine: l’acteur Sergio Castellitto pour son rôle dans le film “Alza la testa” du réalisateur Alessandro Angelini,Italie; • Le Prix d’interprétation féminine: l’actrice Margarherita Buy, pour son rôle dans le film “Lo Spazio bianco,”, de la réalisatrice Francesca Comencini, Italie; • Le Prix du Public: le film “Les oubliés de l’histoire,” du réalisateur Hassan Benjelloun, Maroc;
Catégorie court-métrage : • Le Grand Prix de la Ville de Tétouan: le film “ Vivre ”, du réalisateur Walid Tayaa, Tunisie; • Le Prix Spécial du Jury: le film “ Metropolis Ferry, ” du réalisateur Jean Gautier, Espagnne; • Le Prix Innovation: le film “ Le chien, ” du réalisateur NiKos Labôt, Grèce; Catégorie documentaire : • Le Grand Prix de la ville de Tétouan: le film “Vivre ici ”, du réalisateur Mohamed Zran, Tunisie; • Le Prix spécial du jury (Aljazzira Doc): le film “ Aida ”, du réalisateur Till Roeskens, Palestine; • Le Prix TV5 Monde: le film “ Giran ”, de la réalisatrice Tahani Rachid, Egypte; -----------------------------------------------------------
Un film ne saurait être réduit à une histoire qu’on raconte
Jean Roy, élu récemment Président de la Fédération Internationale de la Presse Cinématographique (FIPRESCI), croit en l’utilité de la critique : « Et bien s’il y a des gens qui n’ont pas besoin de la critique, ils ne sont pas obligés de la fréquenter. Si on est végétarien on n’est pas forcé d’aller dîner à l’Hippopotamus. Moi, j’ai besoin de la critique. Entendre des gens parler de cinéma ou écrire sur le cinéma, cela m’aide à comprendre le septième art », affirme-t-il. Nous avons eu avec lui ce petit entretien.
Réalisateur: Alessandro Angelini Scenario: Alessandro Angelini, Angelo Carbone, Interpètes: Sergio Castellitto, Gabriele Campanelli, Giorgio Colangeli, Anita Kravos Synopsis: Mero, ouvrier spécialisé dans un chantier naval, élève seul son fils, Lorenzo. Ce fils né d’une relation avec une Albanaise est sa seule raison de vivre, et le rêve de Mero est qu’il devienne champion de boxe, ce qui compenserait ainsi sa propre carrière anonyme et dilettante. -----------------------------------------------------
Prix du Public:
Les oubliés de l’histoire, Hassan Benjelloun, Maroc
Grand hommage au cinéma marocain de la dernière décennie
Le Festival rend un grand hommage au cinéma marocain de la dernière décennie en lui consacrant une table ronde 10 ans du cinéma marocain. La salle de conférence de l’hôtel Barcelo a donc abrité, le 2 avril courant, à 15h30, cette rencontre qui a tenu toutes ses promesses. C’est l’un des rares occasions où se réunissent autour d’un thème aussi important tous les acteurs en matière de cinéma: Latif Lahlou, président de GRAP, Najib Benkiran président de la Chambre des Distributeurs des Films, Fouad Souiba, représentant du ministère de la Communication, le représentant de la chambre des exploitants; les cinéastes et producteurs: Mohamed Ismaïl, Noureddine Lakhmari, Ahmed Boulane, Zakia Taheri, Lahsen Zenoun, Daoud Aoulad Syad; les critiques, Mohamed Sokari, Khaled Damoun, Moulay Driss Jaidi, entre autres. Mostapha Mesnaoui a ouvert le bal en insistant sur le problème de la multiplication des festivals qui n’apportent rien au cinéma marocain. Il préconise la nécessité de rationaliser ces manifestations, en termes de programmation, d’orientation, loin des rivalités improductives. Pour Najib benkiran, le piratage, qu’il n’hésite pas à qualifier de hécatombe et d’apocalypse, est le grand problème qui empêche l’avènement d’une industrie cinématographique nationale. D’où ce paradoxe: foisonnement de productions et rareté des salles. Le spectateur ne va plus au cinéma, parce qu’il se contente de voir les DVD piratés chez lui. On ne peut rien reprocher aux distributeurs: «Donnez-moi vingt salles et je fais l’impossible,» lance-t-il d’un ton amer. Et d’affirmer que le cinéma marocain n’est plus porteur. Fouad Souiba, quant à lui, qualifie le piratage d’hémorragie. Il rappelle que le ministère de la Communication a effectué une étude stratégique conséquente sur le cinéma au Maroc. Il y a aussi le contrat-programme «qui porte en lui l’espoir sur la relance de la production cinématographique au Maroc.» Dans la foulée, la formation s’avère indispensable au profit de tous les acteurs. Les festivals seront classés en catégorie: excellents, supérieurs et moyens. Un cahier de charges sera établi à cet effet. Ahmed Boulan ne comprend pas comment le fond de soutien est pointé du doigt. «Le secteur privé n’existe qu’à Hollywood. Même en Italie, l’Etat soutient l’activité cinématographique,» relève-t-il. La formation est certes indispensable, mais «ce ne sont pas les écoles qui enseignent le cinéma.» La table ronde n’est donc pas si ronde, puisqu’elle reste ouverte à l’avenir. Si certaines communications ont été un tant soit peu sévères, d’autres n’ont pas manqué de souligner les grandes avancées que notre cinéma a connues ces dernières années. Le but n’est-il pas, en tout état de cause, la promotion du cinéma marocain?